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Empreinte carbone

Vers un développement durable

Mesurer et maîtriser notre empreinte carbone, quels liens entre génétique et environnement ?

Face aux enjeux environnementaux actuels et au constat que l’élevage est un secteur émetteur qui doit progresser, ALLICE a confié à l’Institut de l’Elevage une étude pour estimer le potentiel de la sélection génétique pour réduire les impacts environnementaux de l’élevage.

Une analyse environnementale de trois schémas de sélection et de reproduction rencontrés en filière bovin lait et bovin viande a été réalisée : insémination artificielle (IA) en sélection classique, IA en sélection génomique, monte naturelle (avec et sans évaluation des mâles). Elle précise les impacts environnementaux de ces trois schémas (non limitée à la seule production de semences, mais étendue à l’ensemble du schéma), ainsi que les conséquences au niveau des impacts du lait et de la viande produits dans les élevages, compte tenu du progrès génétique attendu dans les 5 ans. 

Ces modes de sélection sont décrits pour une race laitière (Prim’Holstein) et une race allaitante (Charolaise). Ils s’appuient sur la définition d’un processus type en lait et en viande comprenant le schéma de sélection puis l’exploitation bovine qui utilise la semence. L’empreinte environnementale est calculée selon la méthode de l’ACV (Analyse de Cycle de Vie). Plusieurs impacts environnementaux sont estimés, le plus emblématique étant la contribution au changement climatique, exprimé en kg d’équivalents dioxyde de carbone (kg eq. CO2). 

Les résultats montrent que le secteur de la sélection et la reproduction est faiblement émetteur : les doses d’IA mises en place et les saillies contribuent pour 0.1% à 4% de l’impact du lait et pour 0.1% à 4.7% de l’impact de la viande (changement climatique et énergie respectivement). Par ailleurs, le progrès génétique permis par la sélection, fait diminuer l’impact environnemental du lait et de la viande issus des élevages qui utilisent ces semences. Les gains de production dans le temps constituent un effet de levier très important, permettant une baisse jusqu’à -11% de l’empreinte carbone du lait en 5 ans, à pratiques constantes.

Un net avantage compétitif des schémas génomiques apparait, qu’il s’agisse de l’empreinte environnementale des doses, ou de l’effet d’accélérateur de réduction des impacts permis par le progrès génétique : +1% par an, en comparaison avec la monte naturelle en race laitière. 

 

Empreinte carbone des différentes étapes des schémas étudiés, en kg eq. CO2 par dose produite, par dose mise en place et par kg de lait ou kg de viande en année N et année N+5.

  Classique                           Génomique                    

Monte naturelle sans évaluation

Monte naturelle avec évaluation
Race Laitière        
Dose produite 4.42 2.20 - -
Dose mise en place / saillie 7.63 5.44 28.11 -
Kg de lait année N 0.89 0.89 0.89 -
Kg de lait année N+5 0.82 (-7%) 0.79 (-11%) 0.83 (-6%) -
Race allaitante        
Dose produite 11.71 7.60 - -
Dose mise en place / saillie 14.92 10.85 192.13 185.02
Kg de viande année N  11.98 11.98 12.21 12.21
Kg de viande année N +5 11.81 (-1.4%) 11.68 (-2.4%) 12.17 (-0.3%) 12.17 (-0.7%)

Etude complète disponible sur demande à communication@allice.fr

 

 

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